Alexandra Muzotte
Empowerment & Leadership

Description d'une mission de coaching individuel - Partie 6


Tout au long des séances, Maïa m’a confirmé qu’elle écrivait entre les séances. Elle ne sait pas pour le moment si cela pourra faire l’objet de son livre.

 

Néanmoins, au fur et à mesure de l’avancée des séances, Maïa a pu poser des mots sur son arrêt maladie : « L’Arrêt maladie que je voyais négatif est en fait là pour prendre soin de moi. » Elle a changé en positif son regard sur cet arrêt maladie, sans que j’aie cherché à lui imposer cette vision.

 

Elle se rend compte que Dragon et Jonas le saboteur sont des freins pour écrire son histoire. Peu à peu, elle regagne en confiance notamment pour « toucher les gens avec ses tripes et pas grave si ce n’est pas de la littérature » dit-elle. Incroyable retournement !

 

Elle commence à accepter afin de faire ce qui lui tient aussi beaucoup à cœur : transmettre, aider.

 

Elle commence même à imaginer ce que pourrait être le livre : il ne comporterait pas que des pages écrites, il y aurait aussi des illustrations, pastille poule avec bulles permettant de mettre des idées en avant, des commentaires, des réflexions dans la marge d’une page d’écriture…

 

Elle a même pu déterminer quelle était sa cible : femme de son âge entre 30 et 50 ans, femme active. 

 

Nous en sommes à ce moment du coaching. Il nous reste quelques séances. Je vais axer les séances sur la consolidation de son avancée. Pour cela, je vais proposer à Maïa :

  • d’évaluer à nouveau sur une échelle de 1 à 10 où elle en est aujourd’hui quant à son exigence vis-à-vis d’elle-même
  • lui faire un feedback afin qu’elle puisse entendre le chemin parcouru
  • lui demander où en est-elle quant à ses recherches de livres déjà existants sur le sujet qui lui tient à cœur
  • vérifier comment se portent Dragon et Jonas le saboteur 
  •  

Puis nous en viendrons à la distanciation et à la fin du coaching.

 

Cette mission, même si elle n’est pour le moment pas encore terminée, m’aura permis de prendre conscience que la posture est primordiale pour le coach. En effet, travaillant avec l’humain, il est plus que nécessaire de se connaître soi-même, de connaître ses limites (ce que je suis prête à accepter, ce que je ne sais pas faire, ce que je ne peux pas faire). Le coaché nous fait confiance, il se livre, c’est au coach de poser le cadre, de rassurer, de guider.

 

J’ai expérimenté durant ce coaching que la demande initiale peut évoluer au fil des séances. Il est donc important de la poser et de la clarifier. Grâce à l’alliance établie entre Maïa et moi, et également parce que cela s’est présenté lors de séances, j’ai pu utiliser l’externalisation du problème, un outil très puissant. Maïa a pu ainsi poser des mots sur des ressentis et même les baptiser. Elle me dira par la suite que lorsque Dragon ou Jonas se manifestent, elle les reconnait désormais et peut ainsi mieux se distancier.

 

Le rythme et les protections sont des points clés pour moi. Il me parait essentiel de permettre au coaché de se sentir libre et accueilli dans ce qu’il est et ce qu’il ressent.

Retour de Maïa suite à une séance :

« Guidage bienveillant, entonnoir, je me suis laissée faire car je me sentais tenue et les validations et reformulations jalonnent le chemin ».


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