Alexandra Astrid Muzotte
Développement personnel
Connaissance de soi
Mindset, Leadership & Empowerment
Alexandra Muzotte, somatothérapie & Coaching à Talence
17 Rue de Freycinet, 33400 Talence, France

Recevoir sans se contracter


Le mois de Février parle d’amour.

 

Des cœurs, des élans, des gestes tendres.
Des mots qu’on ose… ou de ceux qu’on retient.

Et pourtant, il y a un sujet dont on parle rarement : notre capacité à recevoir.

 

Nous avons appris à donner.

À soutenir.

À nous adapter.

À faire nos preuves.

À mériter.

Et le recevoir ?

Recevoir sans minimiser.

Recevoir sans se justifier.

Recevoir sans se contracter intérieurement…

 

C’est parfois une autre histoire.

Et c’est peut-être là, exactement là, que commence la souveraineté.

Car avant les mots, avant les concepts, le corps sait.

Le corps ne ment jamais

La capacité à recevoir se lit dans le corps.

Une gorge qui se serre quand on nous félicite.

Un sourire gêné quand on nous remercie.

Une tension dans le ventre quand un paiement arrive.

Une petite voix qui murmure : “Ce n’est pas si mérité…”

 

Recevoir active souvent un endroit invisible : la peur d’être vue.

 

Car recevoir, c’est s’exposer, être exposée.

Être exposée dans sa valeur.

Dans sa lumière.

Dans son impact.

Dans sa puissance.

 

Et si, au fond, nous n’avions pas peur de recevoir…

Et si nous avions peur d’être vues dans ce que nous sommes vraiment ?

 

Parce que si le corps se contracte, c’est qu’il cherche encore à nous protéger.

Et derrière cette protection, il y a souvent une ancienne histoire.

Recevoir, c’est renoncer à l’armure

Beaucoup de femmes fortes savent donner.

Elles savent porter, anticiper, organiser, tenir.
Être fiables. Être solides.

Et elles ont l’impression que recevoir peut les fragiliser parce que recevoir demande une autre forme de force : la force de la vulnérabilité consciente.

  • Quand je donne, je contrôle.
  • Quand je donne, je maîtrise.
  • Quand je donne, je reste en position " haute ".

Quand je reçois…

je m’ouvre.
je me montre.
je lâche l’armure.


Et pour beaucoup d’entre nous, la vulnérabilité a été associée à un danger, une douleur ressentie comme le rejet, l’humiliation, la trahison, l’abandon.

Alors le corps se contracte encore même quand l’esprit dit : “Je veux, je suis prête, j’ai travaillé pour ça.”

Et pourtant, ce mouvement ne concerne pas uniquement l’intime.

Cela touche aussi notre posture de leader.

Le féminin conscient n’est pas fragile

Le féminin conscient n’est pas une version adoucie du leadership. Ce n’est pas un leadership “gentil”. C’est un leadership incarné. Un leadership qui intègre : le corps les émotions la conscience la responsabilité la présence   Et dans ce leadership-là, recevoir est un acte de maturité. --> Recevoir un feedback critique sans s’effondrer. --> Recevoir une opportunité plus grande sans se rétrécir. --> Recevoir un chiffre d’affaires plus élevé sans auto-sabotage. Cela demande : un système nerveux régulé, une identité stable, une valeur intégrée. Si l’on observe de près, la capacité à recevoir redéfinit la posture du leader.

Le leadership et la capacité à recevoir

On parle souvent de leadership en termes de vision, de stratégie, de courage. On parle rarement de la capacité à recevoir comme indicateur de maturité. Pourtant, un leader qui ne sait pas recevoir : ne sait pas déléguer, ne sait pas accepter l’aide, ne sait pas reconnaître son équipe, ne sait pas recevoir le feedback, finit par s’épuiser.
Un leader souverain peut recevoir : la critique sans s’effondrer, l’éloge sans s’enivrer, l’argent sans culpabiliser, la confiance sans se contracter. Recevoir est un acte de maturité émotionnelle, une intelligence relationnelle, un signe d’ancrage. Mais cette dynamique ne s’arrête pas au monde professionnel.

Amour et argent : la même racine

Dans mes accompagnements, j’observe une chose avec une régularité troublante : Les femmes qui ont du mal à recevoir l’amour ont souvent du mal à recevoir l’argent. Les femmes qui minimisent leur valeur minimisent aussi leur valeur financière. Ce n’est pas une question de stratégie marketing. Ce n’est pas une question de compétence. C’est une question de permission intérieure. Si, enfant ou plus tard, vous vous êtes raconté l’histoire et intégré que : prendre trop de place dérange, demander plus abîme le lien, briller expose au rejet, réussir peut isoler, alors recevoir devient risqué. Recevoir l’amour peut signifier perdre sa liberté. Recevoir l’argent peut signifier perdre l’amour. Recevoir la reconnaissance peut signifier être jalousée.

Alors inconsciemment, on ajuste.

On sous-facture.
On minimise.
On relativise.
On détourne les compliments.
On donne encore plus.

On reste aimable et non pleinement souveraine.

Car les sphères personnelles et professionnelles ne sont jamais réellement séparées.

Et c’est ici que la contraction devient visible.

La contraction invisible

La contraction dont je parle est subtile, même presque élégante parfois et beaucoup ne la voient pas, ne la perçoivent pas. Elle se manifeste quand : vous baissez légèrement la voix en annonçant votre prix, vous ajoutez une justification inutile, vous diminuez un compliment en disant “Oh, ce n’est rien”, vous vous sentez mal à l’aise quand quelqu’un vous choisit. Cette contraction est un indicateur, une trace. Une trace d’un ancien système de survie. À un moment de votre vie : se diminuer a peut-être protégé le lien. Se faire petite a peut-être évité le rejet. Donner plus que recevoir a peut-être assuré votre sécurité affective. Aujourd’hui, est-ce que cette façon d’être et de faire est encore nécessaire pour vous ? Peut-être s’agit-il simplement de commencer par observer.

Février : un mois pour réapprendre à recevoir

Et si ce mois-ci, vous observiez simplement : Comment je réagis quand on me complimente ? Comment je me sens quand on me paye ? Comment je me positionne quand on me choisit ? Sans jugement. Juste avec lucidité. La souveraineté ne commence pas quand tout est parfait. Elle commence quand on cesse de se trahir pour rester aimée. Et ce choix intérieur vous ouvre un mouvement beaucoup plus vaste.

Une révolution douce

Recevoir sans se contracter.
C’est peut-être l’un des gestes les plus puissants de votre vie.

Recevoir l’amour.
Recevoir la reconnaissance.
Recevoir l’abondance.
Recevoir la joie.

Sans vous diminuer.
Sans vous justifier.
Sans vous excuser d’exister.

C’est là que naît le rayonnement, votre rayonnement.
Et c’est ici que quelque chose de plus grand s’ouvre pour vous.

Rayonner, ce n’est pas forcer

Le rayonnement n’est pas un effort.
Le rayonnement est une conséquence.


Quand vous cessez de vous contracter,
quand vous cessez de minimiser,
quand vous cessez de vous excuser d’exister,

alors quelque chose rayonne naturellement.

Ce n’est pas arrogant.
Ce n’est pas excessif.
C’est aligné.

Et c’est profondément magnétique.

La question essentielle

Peut-être que la vraie question n’est pas : “Suis-je prête à réussir ?” “Suis-je prête à aimer ?” “Suis-je prête à gagner plus ?” Peut-être que la question est : “Suis-je prête à recevoir sans me trahir ?” Car la souveraineté commence là.

Dans ce mouvement presque invisible
où l’on cesse de se contracter
et où l’on s’autorise à recevoir

  • l’amour,
  • la reconnaissance,
  • l’abondance,
  • la joie.


Sans se diminuer.
Sans se justifier.
Sans s’excuser d’être pleinement soi.

 

Si cette question vous traverse, alors vous êtes peut-être à un seuil.

Un exercice d’observation

Ce mois-ci, observez :

  • Quand quelqu’un vous félicite, que fait votre corps ?
  • Quand vous annoncez votre prix, que fait votre voix ?
  • Quand une opportunité plus grande se présente, que fait votre esprit ?


Y a-t-il une micro-contraction ?
Une justification ?
Un besoin de compenser ?

La conscience de soi est le premier pas vers la souveraineté.

Une invitation

  • Si vous sentez que votre prochain niveau n’est pas stratégique mais identitaire,
  • si vous sentez que le plafond n’est plus extérieur mais intérieur,
  • si vous savez que votre expansion demande une intégration plus profonde de votre valeur,

alors le travail n’est pas d’en faire plus. 

Il est d’incarner davantage.
L’accompagnement Souveraineté est né de cet endroit précis

Un espace pour stabiliser votre identité à la hauteur de votre ambition.
Pour réguler la contraction invisible.
Pour intégrer votre valeur sans justification.
Pour diriger, aimer et prospérer depuis une posture ancrée.

Ce n’est pas un programme pour apprendre à faire.
C’est un espace pour devenir stable dans ce que vous êtes déjà en train de devenir.


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