Le mois de Février parle d’amour.
Des cœurs, des élans, des gestes tendres.
Des mots qu’on ose… ou de ceux qu’on retient.
Et pourtant, il y a un sujet dont on parle rarement : notre capacité à recevoir.
Nous avons appris à donner.
À soutenir.
À nous adapter.
À faire nos preuves.
À mériter.
Et le recevoir ?
Recevoir sans minimiser.
Recevoir sans se justifier.
Recevoir sans se contracter intérieurement…
C’est parfois une autre histoire.
Et c’est peut-être là, exactement là, que commence la souveraineté.
Car avant les mots, avant les concepts, le corps sait.
Le corps ne ment jamais
La capacité à recevoir se lit dans le corps.
Une gorge qui se serre quand on nous félicite.
Un sourire gêné quand on nous remercie.
Une tension dans le ventre quand un paiement arrive.
Une petite voix qui murmure : “Ce n’est pas si mérité…”
Recevoir active souvent un endroit invisible : la peur d’être vue.
Car recevoir, c’est s’exposer, être exposée.
Être exposée dans sa valeur.
Dans sa lumière.
Dans son impact.
Dans sa puissance.
Et si, au fond, nous n’avions pas peur de recevoir…
Et si nous avions peur d’être vues dans ce que nous sommes vraiment ?
Parce que si le corps se contracte, c’est qu’il cherche encore à nous protéger.
Et derrière cette protection, il y a souvent une ancienne histoire.
Recevoir, c’est renoncer à l’armure
Beaucoup de femmes fortes savent donner.
Elles savent porter, anticiper, organiser, tenir.
Être fiables. Être solides.
Et elles ont l’impression que recevoir peut les fragiliser parce que recevoir demande une autre forme de force : la force de la vulnérabilité consciente.
- Quand je donne, je contrôle.
- Quand je donne, je maîtrise.
- Quand je donne, je reste en position " haute ".
Quand je reçois…
je m’ouvre.
je me montre.
je lâche l’armure.
Et pour beaucoup d’entre nous, la vulnérabilité a été associée à un danger, une douleur ressentie comme le rejet, l’humiliation, la trahison, l’abandon.
Alors le corps se contracte encore même quand l’esprit dit : “Je veux, je suis prête, j’ai travaillé pour ça.”
Et pourtant, ce mouvement ne concerne pas uniquement l’intime.
Cela touche aussi notre posture de leader.
Le féminin conscient n’est pas fragile
Le leadership et la capacité à recevoir
Amour et argent : la même racine
Alors inconsciemment, on ajuste.
On sous-facture.
On minimise.
On relativise.
On détourne les compliments.
On donne encore plus.
On reste aimable et non pleinement souveraine.
Car les sphères personnelles et professionnelles ne sont jamais réellement séparées.
Et c’est ici que la contraction devient visible.
La contraction invisible
Février : un mois pour réapprendre à recevoir
Une révolution douce
Recevoir sans se contracter.
C’est peut-être l’un des gestes les plus puissants de votre vie.
Recevoir l’amour.
Recevoir la reconnaissance.
Recevoir l’abondance.
Recevoir la joie.
Sans vous diminuer.
Sans vous justifier.
Sans vous excuser d’exister.
C’est là que naît le rayonnement, votre rayonnement.
Et c’est ici que quelque chose de plus grand s’ouvre pour vous.
Rayonner, ce n’est pas forcer
Le rayonnement n’est pas un effort.
Le rayonnement est une conséquence.
Quand vous cessez de vous contracter,
quand vous cessez de minimiser,
quand vous cessez de vous excuser d’exister,
alors quelque chose rayonne naturellement.
Ce n’est pas arrogant.
Ce n’est pas excessif.
C’est aligné.
Et c’est profondément magnétique.
La question essentielle
Dans ce mouvement presque invisible
où l’on cesse de se contracter
et où l’on s’autorise à recevoir
- l’amour,
- la reconnaissance,
- l’abondance,
- la joie.
Sans se diminuer.
Sans se justifier.
Sans s’excuser d’être pleinement soi.
Si cette question vous traverse, alors vous êtes peut-être à un seuil.
Un exercice d’observation
Ce mois-ci, observez :
- Quand quelqu’un vous félicite, que fait votre corps ?
- Quand vous annoncez votre prix, que fait votre voix ?
- Quand une opportunité plus grande se présente, que fait votre esprit ?
Y a-t-il une micro-contraction ?
Une justification ?
Un besoin de compenser ?
La conscience de soi est le premier pas vers la souveraineté.
Une invitation
- Si vous sentez que votre prochain niveau n’est pas stratégique mais identitaire,
- si vous sentez que le plafond n’est plus extérieur mais intérieur,
- si vous savez que votre expansion demande une intégration plus profonde de votre valeur,
alors le travail n’est pas d’en faire plus.
Il est d’incarner davantage.
L’accompagnement Souveraineté est né de cet endroit précis
Un espace pour stabiliser votre identité à la hauteur de votre ambition.
Pour réguler la contraction invisible.
Pour intégrer votre valeur sans justification.
Pour diriger, aimer et prospérer depuis une posture ancrée.
Ce n’est pas un programme pour apprendre à faire.
C’est un espace pour devenir stable dans ce que vous êtes déjà en train de devenir.