Alexandra Muzotte

Coach professionnel & Somatothérapeute
Bordeaux - Mérignac

INFORMATIONS & PARTAGES

sur le Coaching et la Somatothérapie 

Le Coaching & la délicatesse

La découverte de ce métier de coach est un beau chemin pour moi, surtout cette posture de coach bien particulière ou comment allier ce que nous sommes au plus profond de nous, ce qui est important à nos yeux avec ce positionnement, cet état d’être.

 

En effet, "La délicatesse est à l'esprit ce que la saveur est au fruit." Selon Achille Poincelot.

 

Ce mot « délicatesse » est non seulement un maître mot pour moi, mais aussi un état d’être que je souhaite cultiver le plus possible dans ma pratique de coach et dans ma vie.

Je l'utilise dans mes coachings ce qui m'a permis constater que ce respect et cette mise en écrin durant les séances permettent au coaché :

  • de se sentir en sécurité,

  • de s’autoriser à dire,

  • d’avancer en douceur

et au coach d’être vigilant au rythme, à la personne dans son entièreté.

Le premier outil du coach étant lui-même, l’intention et la vigilance doivent être de mise à chaque instant du processus. 

L'arbre de vie de Klimt sous l'angle du Coaching 

A la gauche du tableau : L’ATTENTE

 

                                Cela peut correspondre en coaching à la situation de départ, l’accueil, le début, l’arrivée du coaché avec son questionnement,                                     son état d’esprit du moment.

                                Or, selon Woody Allen, « le commencement est un moment d'une délicatesse extrême... »

                                Le début du coaching est en effet un moment qui exige beaucoup de délicatesse. Le coaché venant avec l’intention d’avancer, la                                 crainte de l’inconnu, il est nécessaire de prendre toutes les précautions afin de créer l’alliance avec lui et de ne surtout pas                                         casser son attente.

                                Ici, la jeune femme regarde devant elle. Son visage est détendu. Elle est divinement vêtue. Sa robe par la variété de ses                                               couleurs, leur complémentarité, l’harmonie qui s’en dégage, peut représenter la richesse intérieure de cette femme. Les                                               triangles ou pyramides qui la composent me font penser au fait que cette personne est stable malgré le questionnement qui peut                                 l’habiter. Le triangle est aussi le profil de la pointe de la flèche, le symbole de la direction, de la détermination, de la                                                   pénétration[1]. Elle semble vraiment avoir envie d’avancer, d’aller de l’avant, elle semble prête à regarder les choses de plus                                     près, à se poser les questions dont elle a besoin pour aller sur son chemin. Elle dégage une certaine détermination.

Après avoir déterminé le besoin du coaché et l’avoir validé, le coaching peut débuter et nous arrivons ainsi à l’arbre, ce bel arbre majestueux.

[1] Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolique_du_triangle

 

DONC, AU CENTRE,

L’ARBRE DE VIE

                                                    Tout d’abord admirons-le dans son ensemble :

                                                    Il est ancré dans le sol et ses branches s’élèvent vers le ciel, vers la lumière. Il croît au fil des jours, des semaines,                                                       des années jusqu’à atteindre sa maturité, son apogée (dernière partie de la fresque).

                                                    Il exprime de ce fait le changement en cours et/ou qui va s’effectuer, les chemins empruntés, les hypothèses posées                                                     ou prises, les prises de consciences ou les insights, le champ des possibles, les ponts ou les liens qui peuvent être                                                         faits en séance ou suite à la séance lorsque le coaché réfléchit tout seul, … Il représente le déroulé des séances                                                             entre le coach et le coaché.

                                                    Ce qui m’a tout de même ennuyée dans cette fresque, c’est que l’arbre ne possède pas de racines visibles. Elles                                                           n’apparaissent pas sur la peinture. Je les ai donc imaginées. Elles sont de multiples tailles, même si elles sont                                                               plutôt larges et longues, et entrent très profondément dans la Terre. Je les considère comme les ressources, les                                                             appuis, les acquis, les connaissances, le savoir (savoir-faire, savoir-être), … du coach et du coaché. Elles                                                                     représentent la stabilité, l’ancrage, le socle, le potentiel de chacun.

 

Si nous le regardons maintenant plus dans le détail :

Le tronc

Il peut être considéré comme l’axe de la personne, son alignement.

Il symbolise également le passage entre le bas (les racines) et le haut (les branches, la conscience, la sagesse). Il peut également représenter le temps de la réflexion pour le coaché, un temps pour lui dans un lieu qui lui est totalement réservé, des moments de respirations pouvant être associés aux différentes bulles qui y sont dessinées. C’est là que se fait la réflexion du coaché, sa maturation, avant que les résultats de sa réflexion ne se manifestent en jaillissant dans les branches.

Le coach, grâce à ses questionnements et ses différents outils, va guider le coaché peu à peu et pas à pas, tout en précaution, vers le champ des possibles, les branches.

Les branches

Les branches quant à elles représentent les séances, les hypothèses que nous pouvons formuler au fur et à mesure du coaching, les avancées possibles, les solutions envisageables, les questionnements, les découvertes, les rencontres, les partages, les aspirations… Elles s’élèvent grâce à cette force puisée à la fois dans le tronc et dans les racines.

Sur celles-ci, selon le chemin emprunté, figurent des ponts, des champignons, un aigle, des yeux, des cailloux…, l’ensemble, tout en rondeur, en délicatesse.

Les ponts Ou les passages. Il y a un avant (le questionnement) et un après (la prise de conscience, le changement). Les ponts sont des endroits encore délicats où le coaché prend le risque d’aller vers des territoires nouveaux, peu connus. Le coach peut lui aussi etre le pont entre 2 idées, 2 réflexions, 2 états. Il est un soutien qui permet au coaché de prendre des risques et d’avancer.

 

Les champignons

Ils sont les moments de repos, les prises de conscience de l’avancée réalisée, la prise de confiance dans cette avancée afin de continuer le chemin. Ne pas tomber dans l’illusion mais s’autoriser pourtant l’imaginaire.

L‘aigle

Cet oiseau majestueux parle de prendre conscience de ce qui se passe, de ce qui se vit, d’avoir une perspective globale, d’en haut, de dépasser ses limites et d’élever sa vision, de prendre du recul, … La position méta. En effet, en PNL, elle est définie comme une « position neutre qui permet d’observer les positions des différents acteurs d’une situation »[1]

 

L’œil

Il est présent plusieurs fois et sur les trois tableaux. Il est le regard d’amour nécessaire, la bienveillance, la foi en l’autre, en sa beauté et sa capacité. Il est la vigilance permanente du coach. Il est les protections et permissions à mettre en place pour la personne afin qu’elle puisse se reconnecter et avoir accès pleinement à sa puissance.

[Cf. Règle des 3P : la règle des 3P se compose du triptyque Permission, Protection, Puissance. La Permission de parler, associée à la Protection contre toute sanction pour ce qu'on aura pu dire, puis à la Puissance résultant de cette prise de parole, qui conduit à la libre expression, à l'autonomie. La règle des 3P peut être vue comme l'antidote vertueux au triangle dramatique de Karpman (Persécuteur, Sauveur, Victime)].[2]

De plus, en Orient, notamment en Turquie, l’œil bleu, ou le « nazar boncuk », « est là pour repousser les sorts, le « mal » et ainsi protéger la personne et ses biens »[3].

Les cailloux 

Ils parlent des difficultés rencontrées, des résistances, des croyances, des filtres … tous ces freins qui nous empêchent d’avancer tranquillement à un moment donné de notre vie. Le fait de les voir, de les toucher du doigt, de les sentir parfois en soi nous permet de les mettre en lumière durant le processus afin de pouvoir les dépasser, les apprivoiser.

Les spirales

Elles sont présentes au bout de chaque branche, invoquent le temps, le rythme régulier, en douceur, sans heurts, les « hasards gorgés de sens » selon Carl Jung[4], le voyage à l’intérieur de soi, cette merveilleuse découverte. D’autant qu’en Occident, le temps est perçu de façon chronologique. Il est orienté vers l’avenir[5] . Il peut également s’agir d’ouverture, de démarrage, de nouveau chemin comme la spirale de la fougère naissante.

 

[1] Source : http://www.pnl.fr/pnl/definition/8-pnl)

[2] Source : http://www.analyse-transactionnelle.com/menuglossaire.html

[3] Source Wikipédia

[4] Source : François Délivré  - « les quatre visages du temps » – P53

[5] Source : François Délivré - « les quatre visages du temps » – P53

L’ACCOMPLISSEMENT

                                    Le couple, l’union, l’homme et la femme sur ce panneau. Ils sont enlacés. Ils semblent paisibles, posés dans les bras l’un de                                       l’autre. C’est comme s’ils avaient retrouvé leur chemin, leur équilibre, qu’ils s’étaient reconnectés à leurs ressources. Il est la                                     représentation du nouvel état du coaché, le confort retrouvé d’être soi. Ils sont élégamment vêtus. Ici aussi, leurs robes sont                                       flamboyantes. Elles sont ornées des symboles suivants : l’œil, les bulles, les fleurs, les carrés colorés.

                                    L’œil

                                    Il est ici inséré dans des bulles, ce qui donne au regard un caractère apaisé, plus léger (cf. ci-dessus).

                                    Les bulles

                                    Elles parlent de protection, de limites, de légèreté. Elles se déplacent librement. La pensée est devenue libre et légère.

                                    Les fleurs

                                    Elles représentent les cadeaux (que le coaché s’est fait à lui-même, mais aussi au coach), les prises de conscience, l’éclosion                                     de la pensée créatrice du coaché, la reconnexion à ses ressources.

                                    Les carrés colorés

                                    Ils invoquent le cadre, les nouvelles frontières ou les frontières repoussées, assouplies suite au coaching. Je parlerais donc ici                                     de consolidation, de réunification, le fait de se reconnecter à ses ressources. Le coaché intègre l’avancée réalisée et il la savoure.

Pour conclure, cette fresque, comme vous l’avez senti, est importante pour moi. Elle me permet vraiment de m’évader et parvient la plupart du temps à m’apaiser lorsque j’en ressens le besoin. En introduction, je vous confiais que je l’avais accrochée sur un des murs de ma nouvelle maison. Elle est donc également synonyme pour moi d’un commencement, d’un nouvel endroit, une nouvelle vie.

Une dernière remarque : les branches englobent les personnages et vont au-delà. La réflexion dépasse le cadre, elle était là avant et sera là après le coaching. Nous ne maîtrisons pas les pensées. C’est une représentation de la délicatesse, mais aussi de la nécessaire humilité du travail de coaching.

La Somatothérapie / Exemple de prise de conscience d'un lien Corps&Esprit

La Problématique : Prendre sa place / Réconciliation corps&esprit 

 

Lors d'une première visite médicale à la médecine du travail, la personne découvre que qu'elle a un problème de thyroïde, une maladie auto-immune (Hashimoto – hypo-thyroïdie).

 

Son corps lui délivre un premier message : problèmes de communication, oser être soi-même, être à l’écoute de ses besoins, prendre sa place.

 

Extrait du livre de Lise Bourbeau – Ton Corps dit : « Aime-Toi ! » - Thyroïde

 

«... Blocage émotionnel : pour une personne souffrant de sous-activité de la glande thyroïde, son corps lui dit qu’elle désire passer davantage à l’action, qu’elle ne fait pas assez de demandes pour obtenir ce qu’elle veut au plus profond d’elle-même. Elle a peur avant même de passer à l’action. Elle est sûre de ne pas être assez rapide pour arriver à ce qu’elle veut. Elle n’est pas assez en contact avec son JE VEUX. Ces deux petits mots détiennent un grand pouvoir créateur. Ils aident à mettre en mouvement ce qui est nécessaire pour manifester ce que nous voulons...

... Blocage physique : si ta glande thyroïde n’est pas assez active, réalise que toi seul peux la ramener à son état naturel. Croire que tu ne peux pas créer ta vie et que tu ne dois pas faire tes demandes n’est plus bénéfique pour toi. Il est temps aussi d’arrêter de croire que tu n’as pas le droit de faire ce que tu veux. Même si, étant jeune, tu as appris à avoir peur de faire tes demandes, ton corps te dit que maintenant, tu peux passer à autre chose. ... »

 

C'est une première prise de conscience pour la personne et elle fait ce premier pas pour prendre sa place, elle se lance dans cette approche thérapeutique alliant le corps et la parole.

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